Femmes continentales
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Tes cheveux Innus volent au vent d’Ungava
Et tes yeux brillent telle une nova ;
Les montagnes ont façonné ton corps des Andes
Et jusqu’en Alaska, je sens ton parfum aux amandes ;
Ton profil aztèque ombrage les terres d’Amérique
Et ton chant sauvage enchante le voyageur hérétique.
Un collier de mille Bohèmes pend à ton cou
Et tes lèvres franches me font rêver de Londres à Moscou ;
Le Danube réchauffe tes pieds nus et un soleil d’Azur
Éclaire ton visage dépourvu d’usure ;
Un grand fleuve d’Europe coule dans tes veines
Et une joie slave sèche tes peines.
Dans une oasis de grains de sable sous la lune du Sahel,
Ta voix nègre chante l’espoir comme un gospel ;
Et sous la pluie tropicale, tes jambes basanées
Dansent la rumba donnant une jeunesse à tes années ;
Ton corps est une savane à mes yeux diurnes
Et l’Afrique devient belle dans mes rêves nocturnes.
Tes pieds jaunis marchent sur la route de la soie
Et moi, comme une porcelaine fragile, je suis tes pas ; soit !
D’Antioche à Pékin, j’ai franchi la grande muraille
Pour te retrouver et transporter jade, ivoire et corail ;
Nos cheveux poivrés sont devenus blancs comme le Taj Mahal
Et te voir marcher dans ce coin d’Asie me fait mal.
Tu te déhanches au son d’une musique aborigène
Et moi, je te regarde en cachant ma gêne ;
Tes bras s’animent de haut en bas et devant moi
Ton corps tourne telle une toupie de bois ;
Un collier de fleurs roule à ton cou comme une toile de Gauguin.
Ô ! Belle Océanie, à te voir danser ainsi, mon cœur a le béguin.
Et tes yeux brillent telle une nova ;
Les montagnes ont façonné ton corps des Andes
Et jusqu’en Alaska, je sens ton parfum aux amandes ;
Ton profil aztèque ombrage les terres d’Amérique
Et ton chant sauvage enchante le voyageur hérétique.
Un collier de mille Bohèmes pend à ton cou
Et tes lèvres franches me font rêver de Londres à Moscou ;
Le Danube réchauffe tes pieds nus et un soleil d’Azur
Éclaire ton visage dépourvu d’usure ;
Un grand fleuve d’Europe coule dans tes veines
Et une joie slave sèche tes peines.
Dans une oasis de grains de sable sous la lune du Sahel,
Ta voix nègre chante l’espoir comme un gospel ;
Et sous la pluie tropicale, tes jambes basanées
Dansent la rumba donnant une jeunesse à tes années ;
Ton corps est une savane à mes yeux diurnes
Et l’Afrique devient belle dans mes rêves nocturnes.
Tes pieds jaunis marchent sur la route de la soie
Et moi, comme une porcelaine fragile, je suis tes pas ; soit !
D’Antioche à Pékin, j’ai franchi la grande muraille
Pour te retrouver et transporter jade, ivoire et corail ;
Nos cheveux poivrés sont devenus blancs comme le Taj Mahal
Et te voir marcher dans ce coin d’Asie me fait mal.
Tu te déhanches au son d’une musique aborigène
Et moi, je te regarde en cachant ma gêne ;
Tes bras s’animent de haut en bas et devant moi
Ton corps tourne telle une toupie de bois ;
Un collier de fleurs roule à ton cou comme une toile de Gauguin.
Ô ! Belle Océanie, à te voir danser ainsi, mon cœur a le béguin.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / octobre 2018
