Les néons sont en fête au fil de chaque rue ;
Le ciel tout en noirceur lance son ton blafard,
Tous ses sombres éclats, renvoyant le cagnard
À ses heures du jour quand le rayon est rude.
Des passants à l’air louche, un vieux couple à l’air prude
Se croisent tout à coup ; la peur est à l’achat ;
Le diable est en fête, arborant son brassard
Quand une faune étrange éructe sous la lune.
Des maux font un concert tandis que des autos
Circulent lentement ; de lourds wagons postaux
Transportent le courrier, ses maux, ses rêveries.
On entend le silence et l’on y voit de tout :
Des joyeux en goguette et puis le fou qui court,
Loin du monde qui dort, la nuit dedans les villes.
