Le maître des orages
8
Sous le soleil où pas une ombre ne vibrait,
Sous le ciel d'un bleu dur, tranchant, inexorable,
Immobile, brûlant, vainqueur, insatiable,
J'ai vu combien la ville, à mes pieds, étouffait.
J'ai vu dans la poussière échouée sur les toits
S'alanguir et errer les heures accablées,
J'ai vu buter l'azur à vos portes fermées,
Et je m'en suis ému, moi qui bravais les rois.
J'entends gronder au loin, derrière la montagne,
J'entends monter, là-bas, l'orage impétueux,
Je l'appelle sur nous ; mes pierres et mes vœux
Se mêlent à sa voix, le vent les accompagne.
Qu'éclatent les nuées et les rochers ensemble !
Que bondisse l'éclair à vos seuils éblouis !
Que la pluie vous apaise ! Et moi, vieil insoumis,
Moi, l'Ombre de Château, je jubile et je tremble …
Sous le ciel d'un bleu dur, tranchant, inexorable,
Immobile, brûlant, vainqueur, insatiable,
J'ai vu combien la ville, à mes pieds, étouffait.
J'ai vu dans la poussière échouée sur les toits
S'alanguir et errer les heures accablées,
J'ai vu buter l'azur à vos portes fermées,
Et je m'en suis ému, moi qui bravais les rois.
J'entends gronder au loin, derrière la montagne,
J'entends monter, là-bas, l'orage impétueux,
Je l'appelle sur nous ; mes pierres et mes vœux
Se mêlent à sa voix, le vent les accompagne.
Qu'éclatent les nuées et les rochers ensemble !
Que bondisse l'éclair à vos seuils éblouis !
Que la pluie vous apaise ! Et moi, vieil insoumis,
Moi, l'Ombre de Château, je jubile et je tremble …
Poème inspiré par les ruines du château de Crussol (XIIe siècle) qui se dressent sur la colline qui fait face à Valence, sur la rive droite du Rhône.
J'avais posté ce poème sur le forum temporaire, et je tenais à vous le partager à nouveau
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