Le Maître matin
3
Dans l’odeur du foin, le matin se lève,
Un écureuil sautille au coin du bois,
Le soleil perce la bulle d’un rêve
Et vient, une cerise dans la voix.
Par le port étincelant de tes yeux,
J’entends la mer et le roulis des lames,
Le cantique de la brise, joyeux,
Qui berce l'aube comme une oriflamme.
Et mon cœur s’éveille comme jamais,
Ivre de senteurs aiguës bleu marine
Avec à la bouche ce goût d’été,
Qui frange l’estran et court les collines.
Il te vêt doucement de l'habillage
Dont sont faits les harmonies d'un piano,
Le tulle blanc descendu d’un nuage,
Le léger gazouillis d’un passereau.
Il te frôle, mon Dieu tu es si belle...
Et devient ces touches au bout du pinceau
D'un Maître matin, dans son aquarelle,
Qui peint ton corps en transparences d'eau.
Un écureuil sautille au coin du bois,
Le soleil perce la bulle d’un rêve
Et vient, une cerise dans la voix.
Par le port étincelant de tes yeux,
J’entends la mer et le roulis des lames,
Le cantique de la brise, joyeux,
Qui berce l'aube comme une oriflamme.
Et mon cœur s’éveille comme jamais,
Ivre de senteurs aiguës bleu marine
Avec à la bouche ce goût d’été,
Qui frange l’estran et court les collines.
Il te vêt doucement de l'habillage
Dont sont faits les harmonies d'un piano,
Le tulle blanc descendu d’un nuage,
Le léger gazouillis d’un passereau.
Il te frôle, mon Dieu tu es si belle...
Et devient ces touches au bout du pinceau
D'un Maître matin, dans son aquarelle,
Qui peint ton corps en transparences d'eau.
