Ombre
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OMBRE
Ce matin tranquille. Les heures s'égrainent, en silence.
Près du feu de cheminée la braise somnolente
Caresse doucement les pensées et rêveries insolentes
Des années écoulées et lourdes d'une vie sans confiance.
Je vois les prémices des douces années,
Que votre sourire la nuit effleure esseulé,
Chevrotements passionnels d'espoirs oubliés.
Abasourdie de mes songes le souffle d'un soupir lointain
S'abandonne dans l'âtre où le feu est incertain
L'horizon de votre baiser tendre éponge mon passé.
