N’étant plus, depuis peu, le nombril du monde
Je tentai, dans l’effort, de paraître moins sourd.
Oyant le bon conseil que certains voient trop gourd,
En rebelle émondé je cessai ma faconde.
Je promis, en suivant, d’arrondir de mon onde
Les contours et accents me rendant fort balourd.
Alors, pour ce défi, d’un phrasé bien moins lourd,
Je me fis avenant pour rester dans la ronde.
Disant sans psalmodier, toujours de bonne humeur,
Ne jamais me vexant quand sévit la rumeur
Je tapai sur le bide ou l’amicale épaule.
Vous me voyez, ainsi, sans statut d’Apollon
Faisant tout pour sortir des murs de cette taule
Où l’on peut ,sans mérite, écouter son violon.
Poème écrit par
Tonindulot
J'ai rangé mon violon...sans sonner
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Ne jamais trop s'écouter mais rester sourd aux tentations de l'égo sans trique
Ne jamais trop s'écouter mais rester sourd aux tentations de l'égo sans trique
Tous droits réservés © Poème posté le 15/09/2018 par Tonindulot
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