Ô soleil mi-haut....
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Que verrons-nous demain quand tes dards trop puissants
Grilleront nos jardins de fragile nature,
Quand les hommes âgés de portraits ravissants
Dans leur flasque musculature
Se diront hélas vieillissants.
Les uns t’aiment présent pour se brunir la peau
Les autres, moins brûlant, mais de tiède présence.
Comment nous satisfaire avec ou sans chapeau
Afin qu’en toute circonstance
Ne subsiste qu’un seul troupeau ?
Dans tous nos champs voisins l’eau se met à manquer
Car le ciel est trop pur et se voit sans nuage.
Faut-il creuser des puits ou des sous déplanquer
Puis faire un utile forage
Pour ne plus voir tout s’efflanquer.
Le vigneron tranquille observe ses raisins
Qui dorent dans les rangs sans jamais prendre peine.
En effet, tous les ceps, dans des filons voisins,
Vont rechercher l’eau dans leur veine
Comme on s’en dote aux magasins.
Les blés d’or, dès juillet, ont rempli les greniers
La paille étant rangée au hangar de la ferme.
La récolte, en cet an, fait rentrer les deniers
Permettant de régler un terme
Qui donne sourire aux banquiers.
Voilà que la saison de l’été se poursuit,
Que tu brilles, là-haut, d’une belle prestance !
Mais j’attends, chaque soir, que s’en vienne la nuit
Où la lune dans sa laitance
Se montre, enfin, en tour gratuit.
Grilleront nos jardins de fragile nature,
Quand les hommes âgés de portraits ravissants
Dans leur flasque musculature
Se diront hélas vieillissants.
Les uns t’aiment présent pour se brunir la peau
Les autres, moins brûlant, mais de tiède présence.
Comment nous satisfaire avec ou sans chapeau
Afin qu’en toute circonstance
Ne subsiste qu’un seul troupeau ?
Dans tous nos champs voisins l’eau se met à manquer
Car le ciel est trop pur et se voit sans nuage.
Faut-il creuser des puits ou des sous déplanquer
Puis faire un utile forage
Pour ne plus voir tout s’efflanquer.
Le vigneron tranquille observe ses raisins
Qui dorent dans les rangs sans jamais prendre peine.
En effet, tous les ceps, dans des filons voisins,
Vont rechercher l’eau dans leur veine
Comme on s’en dote aux magasins.
Les blés d’or, dès juillet, ont rempli les greniers
La paille étant rangée au hangar de la ferme.
La récolte, en cet an, fait rentrer les deniers
Permettant de régler un terme
Qui donne sourire aux banquiers.
Voilà que la saison de l’été se poursuit,
Que tu brilles, là-haut, d’une belle prestance !
Mais j’attends, chaque soir, que s’en vienne la nuit
Où la lune dans sa laitance
Se montre, enfin, en tour gratuit.
