Poème du dernier poème
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Le jour vint du dernier poème ;
C'était un de ces matins secs,
Un matin sans salamalecs ;
Mais s'il se peut que l'on ne l'aime
Pas, moi, l'aurore de l'hiver
M'était comme une douche d'âme,
Caresse d'une douce dame,
Madone de lumière et d'air...
Plus beau d'encore en être ultime,
Hélios embrasait lentement
L'éther d'un jaune et clair pigment
Frappant la crête d'une cime...
Montagne avide d'horizon,
Là-bas penche déjà la neige ;
Et, bleue et blanche à l'ombre beige,
Ma définitive saison
Aura donné, pour mon bonheur,
Les belles heures que je paye,
Pauvre miel offert par l'abeille,
Post-mortem, de cette humble fleur.
C'était un de ces matins secs,
Un matin sans salamalecs ;
Mais s'il se peut que l'on ne l'aime
Pas, moi, l'aurore de l'hiver
M'était comme une douche d'âme,
Caresse d'une douce dame,
Madone de lumière et d'air...
Plus beau d'encore en être ultime,
Hélios embrasait lentement
L'éther d'un jaune et clair pigment
Frappant la crête d'une cime...
Montagne avide d'horizon,
Là-bas penche déjà la neige ;
Et, bleue et blanche à l'ombre beige,
Ma définitive saison
Aura donné, pour mon bonheur,
Les belles heures que je paye,
Pauvre miel offert par l'abeille,
Post-mortem, de cette humble fleur.
