Persistance des saisons
4
Dans la fraîche pâleur du matin,
Parmi les rousses friches d'automne
Et les champs riches où du vieux grain
Se glane sous le ciel monotone,
Le vent réveille un grand jour nouveau !
Des oiseaux volent en criaillant
Dans l'air chargé d'à peine un peu d'eau.
- Un chien s'étire et grogne en baillant -
La haie exhale une odeur suave,
(Thuya, cyprès ?) en flots d'âpres flux,
Et le soleil, apparaissant, lave
Les brouillards bas par la lune élus.
Aux beaux piémonts de nos Pyrénées,
Novembre, d'ombre, alterne aux clartés,
Chatoie à l'ambre antique où sont nées,
Peintes, couleurs, teintes des étés.
Parmi les rousses friches d'automne
Et les champs riches où du vieux grain
Se glane sous le ciel monotone,
Le vent réveille un grand jour nouveau !
Des oiseaux volent en criaillant
Dans l'air chargé d'à peine un peu d'eau.
- Un chien s'étire et grogne en baillant -
La haie exhale une odeur suave,
(Thuya, cyprès ?) en flots d'âpres flux,
Et le soleil, apparaissant, lave
Les brouillards bas par la lune élus.
Aux beaux piémonts de nos Pyrénées,
Novembre, d'ombre, alterne aux clartés,
Chatoie à l'ambre antique où sont nées,
Peintes, couleurs, teintes des étés.
