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Mandoline
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Au crépuscule du jour, un soir,
J’entendis sur la haute colline
Les sons joyeux d’une mandoline
Jouant un air gaillard du terroir.

Je marchais sur le sentier battu
Vers ce doux récital de prestige
Dans un troublant tournis de vertige
Et douloureusement courbatu.

Arrivée au sommet de la crête,
Une jolie fille du village
Jouait une rengaine sans âge ;
Les sons virevoltaient dans ma tête.

Comme un pierrot lunaire, un arlequin ;
Elle dévoila son profil aquilin.
Comme un luth italien, une mandole ;
Elle me fit un sourire frivole.

La nuit, au crépuscule en déclin,
Encore debout sur la colline,
Les sons joyeux de la Florentine
M’envoûtèrent jusqu’au petit matin.

Comme un pierrot lunaire, un arlequin ;
Elle dévoila son profil aquilin.
Comme un luth italien, une mandole ;
Elle me fit un sourire frivole.

Tous droits réservés © Poème posté le 29/08/2018 par Claudel

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