Hanoï !
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Hanoï ! L’opus écarlate d’une insomnie
L’aveu nébuleux d’une secrète obsession
Labeur ardent d’une fourmilière infinie
L’étrangeté d’une ville sans direction
La déflagration constante d’un réacteur
Le bourdonnement d’une ruche écervelée
L’atomisation fulgurante des couleurs
L’humour sadique d’un tortionnaire enivré
Le braiment viscéral d’un orgasme tardif
La débandade d’un bataillon submergé
Des ventilateurs pour mécanos dépressifs
L’impatience d’une barrique pressurisée
Les inversions nébuleuses des neuf rondelles (1)
Cette schizophrénie du métromane en transe
Des sourires sincères d’enfants spirituels
Des deux roues par milliers transportant l’existence
L’hyperbole d’une accumulation turgide
Hanoï ! La contestation suprême du vide
Les trépignassions d’une cervelle amoureuse
Des tuyaux d’arrosage en guise de tireuse
Le ventre affamé d’un commerce redoutable
La moiteur visqueuse d’une grippe incurable
L’hospitalité tropicale d’un vagin
Le calme isolé devant l’hôtel des anciens
De la bière intarissable grâce aux glaçons
Et l’alcool de riz ? De père en fils ou je suis !
Avec du riz encore, un chien noir farci !
Des flottes de fruits dans les inondations
Des ruelles de serrures sans les clefs
De ces dieu cay les aquariums provoqués (2)
Un canular fait par la douceur du Bouddha
Des câbles partout comme une orgie de cobras
Les dents des grandes mères noircies par la matière
Mastiquée des feuilles de noix d’arec amères
Une opulence à jamais ininterrompue
Trente sixième toast pour la trente sixième rue ! (3)
L’aveu nébuleux d’une secrète obsession
Labeur ardent d’une fourmilière infinie
L’étrangeté d’une ville sans direction
La déflagration constante d’un réacteur
Le bourdonnement d’une ruche écervelée
L’atomisation fulgurante des couleurs
L’humour sadique d’un tortionnaire enivré
Le braiment viscéral d’un orgasme tardif
La débandade d’un bataillon submergé
Des ventilateurs pour mécanos dépressifs
L’impatience d’une barrique pressurisée
Les inversions nébuleuses des neuf rondelles (1)
Cette schizophrénie du métromane en transe
Des sourires sincères d’enfants spirituels
Des deux roues par milliers transportant l’existence
L’hyperbole d’une accumulation turgide
Hanoï ! La contestation suprême du vide
Les trépignassions d’une cervelle amoureuse
Des tuyaux d’arrosage en guise de tireuse
Le ventre affamé d’un commerce redoutable
La moiteur visqueuse d’une grippe incurable
L’hospitalité tropicale d’un vagin
Le calme isolé devant l’hôtel des anciens
De la bière intarissable grâce aux glaçons
Et l’alcool de riz ? De père en fils ou je suis !
Avec du riz encore, un chien noir farci !
Des flottes de fruits dans les inondations
Des ruelles de serrures sans les clefs
De ces dieu cay les aquariums provoqués (2)
Un canular fait par la douceur du Bouddha
Des câbles partout comme une orgie de cobras
Les dents des grandes mères noircies par la matière
Mastiquée des feuilles de noix d’arec amères
Une opulence à jamais ininterrompue
Trente sixième toast pour la trente sixième rue ! (3)
(1) Allusion au jeu de société "les tours d’Hanoï
(2) dieu cay : pipes à eaux vietnamienne
(3) le vieux quartier d'hanoi possède 36 rues
(2) dieu cay : pipes à eaux vietnamienne
(3) le vieux quartier d'hanoi possède 36 rues
