Poème écrit par
Salus
Avril
1
Le vent lancé – brutale bombe dans les blés !
Des verts violents ! Et comme la mouche à des plaies,
Des ravines presque comblées
De décharges et de remblais...
C'est n'importe où, quelque part, sur la terre humaine
- Partout la trace et l'empreinte de notre main -
Ici, sera-ce encor, demain ?
(Stigmate énorme et race naine)
L'aquilon rage, ailant la nuée et le ciel,
Au loin, là-bas, l'Ouest se rallume et tout s’emmielle
Dans l'étincelante kyrielle
D'un grand couchant circonstanciel.
Puis, tout s'arrête ! Et du soir qui tombe et qui foudre,
Mornement gonfle un lacrymal qui rappelle août,
Quand il pleut, noir comme du stout,
Tel qu'éventré le vin d'un foudre
Coulerait, sombre, à travers les feux du soleil
Embrasant l'air universel que l'eau délaye,
Et dans le jus de cette treille,
Tout semble au paradis pareil.
Tous droits réservés © Poème posté le 22/08/2018 par Salus
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