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Une vie
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Mais que l'amour égaie, et que la mort, cruelle!

Au plus tristement lourd, la nuit perpétue, elle,
Par l'acanthe laurée, un souvenir : le suc
De Lorelei, seins fiers, offerte sous le busc ;
Un must !
Puis le naufrage, affreux de cent dérives,
Et l'errance sans fin, le remords sec, les griffes
Dans l'abîme où la brume épaissit l'air figé,

Où, plus rien ! nul espoir qui se puisse, érigé...

Dans cette immensité de soif et de famine
La vie, en passant trace un sillage minime ;
Que s'anime un peu l'ombre, hélas ! tout est passé.
Chaque falot, Ténèbre, était trop espacé.
Et tout tend vers l'absence Ogre et perpétuelle !

...Mais que l'amour égaie, et que la mort, cruelle...






© Poème posté le 17/08/2018 par Salus

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