Printemps vengeur
2
Les caprices du vilain temps
Balafrent chaque paysage
Sous le mauvais déferlement
De pluies intenses et d’orages.
De ciels gris tombe vivement,
Tempêtant à l’orée du soir,
D’un ton morne et désemparant,
La rhapsodie d’un désespoir.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Leurs tombeaux comme en un vertige,
Les jardins mouillés de sanglots
Tressaillent ainsi et s’affligent.
Courbées dans leur gracile corps,
Par tant d’averses et d’attaques,
Les pivoines attendent la mort,
Le visage dans une flaque.
Les grues troublées, battant des ailes,
Dans le concert sourd des ondées,
Fuient cette scène dans laquelle
Un printemps chétif est mort-né.
Seul l’homme exposé au malheur,
Sous les eaux d’un déluge épais,
Sait bien d’où vient ce temps vengeur...
Pour lui-même l’avoir changé.
Balafrent chaque paysage
Sous le mauvais déferlement
De pluies intenses et d’orages.
De ciels gris tombe vivement,
Tempêtant à l’orée du soir,
D’un ton morne et désemparant,
La rhapsodie d’un désespoir.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Leurs tombeaux comme en un vertige,
Les jardins mouillés de sanglots
Tressaillent ainsi et s’affligent.
Courbées dans leur gracile corps,
Par tant d’averses et d’attaques,
Les pivoines attendent la mort,
Le visage dans une flaque.
Les grues troublées, battant des ailes,
Dans le concert sourd des ondées,
Fuient cette scène dans laquelle
Un printemps chétif est mort-né.
Seul l’homme exposé au malheur,
Sous les eaux d’un déluge épais,
Sait bien d’où vient ce temps vengeur...
Pour lui-même l’avoir changé.
En l' "honneur" de ce temps de novembre en plein... juin, du moins ici au Pays Basque.
