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Acarien
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Une ombre plane sur la route
Est-ce un mensonge ou bien homme
Une maladie, ou même un doute
Qui se rapproche et nous consomme

Quand nous sommes nous arrêtés
Pour le prendre en auto stop
Il joue un air de givre consolé
Qui nous sépare et nous enveloppe

Son cerveau murmure au mien
La fermeture des vibrant portiques
Ce sont les convulsions perdues d’un chien
Qui transforme en crapaud le chant érotique

Une ombre plane sur la route
Est-ce un mensonge ou bien homme
Une maladie, ou même un doute
Qui se rapproche et nous consomme

Son arrivée à hélas scellé
L’auberge fameuse de draps agités
Les rêves extatiques d’ancienne clarté
N ont plus l’envie d’être secoués

Le lit et ses odeurs témoigneront
Des sentiments en lente syncope
Qui autrefois en vermillon
Sonnait la charge d’un périscope

Une ombre plane sur la route
Est-ce un mensonge ou bien homme
Une maladie, ou même un doute
Qui se rapproche et nous consomme

Les vacances deviennent caricature
Les enfants jouent sur la route
Les dernières chaleurs perdurent
Dans l’attente qu’un éclair s ajoute

Les subtils complots d’horizon noirs
Deviennent les toiles d’affronts cachés
Cet auto-stoppeur d’un soir
À fait germer un spectacle évidé


Une ombre plane sur la route
Est-ce un mensonge ou bien homme
Une maladie, ou même un doute
Qui se rapproche et nous consomme

Je vois se dresser des rideaux en obstacles
Suintant des armatures en faim unique
Un élan se donnant seul en spectacle
Qui lentement devient pathétique

Les fleurs jadis jetées sous l’étagère
Attentent-elles toujours que plane notre soleil
Pour éclore de nouveau d’odeurs légères
Qui reparfumeront les draps vermeils ?

Une ombre plane sur la route
Qui se rapproche et nous consomme
Sera t’elle bientôt dissoute
Pour que renaisse l’auberge et l’homme?

© Poème posté le 12/06/2018 par Evcy

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