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La Petite
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Colette, poétesse toute en phrases d'or,
Souveraine écrivant ta prose de tussor
Dans l'Olympe inspiré de la littérature,
A la droite d'Homère et non loin d'Epicure,
Tu nous délivres l'art de la pensée en train
D'une humanité vive, et des bêtes, enfin,
Des jardins mi-sauvages où ta plume propose
Une nature agreste et rogue, où quelque rose
Perce à travers la ronce un impatient bouton
Dont le rouge carmin violente un peu le ton
De ce vert fouillis lourd de rames luxuriantes
Aux murets déclinés de mille variantes ;
S'y prélassent des chats endormis, plus qu'oisifs,
Qui dédaignent guetter les oiseaux sur les ifs,
Baillant et s'étirant en des poses accortes
Adaptant leur souplesse aux dures pierres mortes,
Dans le vaste abandon des chaleurs de l'été,

Touffeur apprivoisée aux oublis du Léthé...








© Poème posté le 08/06/2018 par Salus

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