Perfection
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Sous d’intrinsèques haruspices
Dont s'ouvrage l'entrée à l'art
La caryatide morne épice
Un peu ce monument de fard
Et des palais imaginaires
Emergent de vastes jardins
Nature où tu te régénères
Et recouvres tes droits divins
Le fouillis luxuriant s'agite
Il y vole des entités
Tout est frémissant presque algide
Fiévreux de troubles intuités
Le possible s'y développe
Dans le terreau du rêve pur
Du soir jusqu'à l'interlope aube
Annonçant le beau jour futur
Licornes et coquecigrues
Joignent aux chimères leurs voix
Soufflant des messes incongrues
Dans l'ombre dense des sous-bois
C'est une allégeance du rêve
Au monde brutal du réel
Dont le grand train s'inverse en trêve
Dans cet œuvre au feu mercuriel
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