Ni thrène ni bluette
5
Ou «parler pour dire pas grand-chose»
Entre les bluettes à l’eau de rose,
Le babil doucereux chou à la crème,
La naïveté des images saintes,
Les romances cœur-de-marie/narcisse
Et l’élégie minée par la névrose,
Les thrènes aux senteurs de chrysanthème,
Les mélopées chevrotant la complainte
D’une vie synonyme de supplice
N’y a-t-il pas quelque part, quelque chose,
Quelqu’un à qui l’on peut dire je t’aime,
Sans honte ni redondance ou contrainte,
Ni peur de passer pour niais ou jocrisse ?
Entre les bluettes à l’eau de rose,
Le babil doucereux chou à la crème,
La naïveté des images saintes,
Les romances cœur-de-marie/narcisse
Et l’élégie minée par la névrose,
Les thrènes aux senteurs de chrysanthème,
Les mélopées chevrotant la complainte
D’une vie synonyme de supplice
N’y a-t-il pas quelque part, quelque chose,
Quelqu’un à qui l’on peut dire je t’aime,
Sans honte ni redondance ou contrainte,
Ni peur de passer pour niais ou jocrisse ?
