Poème écrit par
Salus
Sur le morfil du rasoir
3
(Kiliç kalkan)
Je marchais depuis des jours au bord des champs ;
C'était fait, j'avais levé mes derniers camps ;
Là, j'irai, tant que mon pas pose et s'allonge,
Désormais, dans les aplats des ciels méchants,
Parcourir le grand tableau du seul vrai songe
Jusqu’au bout, pour que de moi, plus rien ne bronche !
° ° °
Je perdis rapidement toute émotion ;
Plus qu'atone et sans, du froid, nulle notion
Je m’allais en faiblissant, au périple âpre,
Disparu ! Presque invisible... est-ce une option ?
° ° °
Un accord jouera - d'une terrible harpe -
Bien affûtée, à mort ! La danse du sabre.
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Tous droits réservés © Poème posté le 08/03/2018 par Salus
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