C’est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,
D’une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Ecoute pleurer les bassins ;
C’est la chambre de Dorothée.
– La brise et l’eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.
Du haut en bas, avec grand soin,
Sa peau délicate est frottée
D’huile odorante et de benjoin.
– Des fleurs se pâment dans un coin.
Poème écrit par
Charles BAUDELAIRE
Bien loin d’ici
Extrait du recueil Les Fleurs du mal (1861)
Tous droits réservés © Poème posté le 25/09/2026 par BruneauRoman
...
