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Tristesse
1

La brise du matin chantait sur les îlots.
Tout bruissait, à l’heure où tout est près d’éclore.
La nature amoureuse était pleine d’aurore
Et berçait ma tristesse au rythme des grands flots.

La mer rose semblait, elle aussi, du complot ;
Sa tendresse m’était une souffrance encore,
Et, quand l’Astre surgit de la plaine sonore,
Le soleil de mon cœur sombrait dans un sanglot.

Je pleurais, et la mer exultait, triomphante ;
Et tous les désespoirs que la douleur enfante
Comme des cris d’oiseaux s’en allaient dans les vents.

Pourquoi tout cet amour, quand l’homme n’est que haine ?
Pourquoi les jeunes flots et les soleils levants
Devant l’éternité de la misère humaine ?
Octobre 1889

© Poème posté le 21/04/2026 par Jim

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