À l'Absente
1
" Voici des vers que j'ai faits, – je dirais plutôt des larmes que j'ai versées – pour toi. Tourne la page, tu les y trouveras, dans toute leur mélancolie."
À l'Absente
Oui, c'est toi mon rêve suprême
Pendant ces longs, ces mornes jours
Où je pleure au fond de moi-même
L'exil triste de mes amours !
N'as-tu pas senti qu'un moment
Lasse de mes souffrances vaines
Mon âme allait éperdument
Vers tes chères lèvres lointaines ?
N'as-tu pas entendu, ma blonde,
Le bruit d'un sanglot qui revient
Dans le cœur de la nuit profonde ? -
C'est mon amour qui se souvient.
Poème inédit. Composé par Pauline Tarn le 20 mars 1900 pour Natalie Barney précédé d'un message manuscrit à son intention.
Sources : https://static.wixstatic.com/media/e427b8_25ea8bf7b8514a449743c3c8807d644c~mv2.jpg
À l'Absente
Oui, c'est toi mon rêve suprême
Pendant ces longs, ces mornes jours
Où je pleure au fond de moi-même
L'exil triste de mes amours !
N'as-tu pas senti qu'un moment
Lasse de mes souffrances vaines
Mon âme allait éperdument
Vers tes chères lèvres lointaines ?
N'as-tu pas entendu, ma blonde,
Le bruit d'un sanglot qui revient
Dans le cœur de la nuit profonde ? -
C'est mon amour qui se souvient.
Poème inédit. Composé par Pauline Tarn le 20 mars 1900 pour Natalie Barney précédé d'un message manuscrit à son intention.
Sources : https://static.wixstatic.com/media/e427b8_25ea8bf7b8514a449743c3c8807d644c~mv2.jpg
NATALIE BARNEY
Natalie Barney nait le 31 octobre 1876 à Dayton, dans l'Ohio. Ses parents, Albert Barney, son père et Alice Pike , sa mère, possèdent une immense fortune.
En 1877 ils s'installent à Cincinnati. Elle aura pour voisine Violet et Marie Shillito avec lesquelles elle prend des cours de français, et se lie d'amitié.
En 1896 toute la famille s'installe à Paris et, lorsqu'elle repart aux États-Unis en avril 1897, Natalie est autorisée à rester seule en France.
Lors d'une promenade au Bois de Boulogne elle retrouve, par hasard, ses anciennes voisines et amies de Cincinnati: les sœurs Shillito;
Fin novembre 1899, Violet présente Pauline Tarn à Natalie Barney qui, venant de recevoir une lettre de rupture de son amante Liane de Pougy , ne lui prête guère attention.
Avant de se séparer, Violet encourage Pauline à leur réciter un de ses poèmes: "Lassitude."
Dès les premiers vers, Pauline capte l’attention de Natalie qui l’observe désormais d’un autre œil, séduite par son talent.
Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Nathalie invite sa nouvelle amie dans l'atelier de sa mère. Elle s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Pauline lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa.
Sources: "Tes blessures sont plus douces que leurs caresses : vie de Renée Vivien" / Jean-Paul Goujon / Editions Régine Deforges
Natalie Barney nait le 31 octobre 1876 à Dayton, dans l'Ohio. Ses parents, Albert Barney, son père et Alice Pike , sa mère, possèdent une immense fortune.
En 1877 ils s'installent à Cincinnati. Elle aura pour voisine Violet et Marie Shillito avec lesquelles elle prend des cours de français, et se lie d'amitié.
En 1896 toute la famille s'installe à Paris et, lorsqu'elle repart aux États-Unis en avril 1897, Natalie est autorisée à rester seule en France.
Lors d'une promenade au Bois de Boulogne elle retrouve, par hasard, ses anciennes voisines et amies de Cincinnati: les sœurs Shillito;
Fin novembre 1899, Violet présente Pauline Tarn à Natalie Barney qui, venant de recevoir une lettre de rupture de son amante Liane de Pougy , ne lui prête guère attention.
Avant de se séparer, Violet encourage Pauline à leur réciter un de ses poèmes: "Lassitude."
Dès les premiers vers, Pauline capte l’attention de Natalie qui l’observe désormais d’un autre œil, séduite par son talent.
Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Nathalie invite sa nouvelle amie dans l'atelier de sa mère. Elle s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Pauline lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa.
Sources: "Tes blessures sont plus douces que leurs caresses : vie de Renée Vivien" / Jean-Paul Goujon / Editions Régine Deforges
