Quand on n’a plus ni sou, ni bûche, ni fagot,
Quand on a le cœur froid comme un vieil escargot,
Hélas ! et pas un brin de tabac pour trois pipes,
On évoque un jardin torride où des tulipes
Fastueuses dans la fournaise des juillets
S’épanouissent ; et les yeux émerveillés,
L’on rêve. Mais alors doucement tu murmures,
Ma lampe, et songeant au verger des figues mûres,
Aux corbeilles de fruits lourds sur le guéridon,
Le cœur s’en va comme un navire à l’abandon.
Poème écrit par
Tristan DERÈME
Quand on n’a plus ni sou, ni bûche, ni fagot,...
Poème XXIV — Extrait du recueil La Verdure dorée (1922)
La verdure dorée
Tous droits réservés © Poème posté le 28/10/2023 par Rickways
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