Toi qui passes, foulant la neige de la rue,
Vois sur ma porte deux lions et une grue
Qu’un vieillard catalan dans la pierre a sculptés.
Médite, et que ton rêve amoureux des clartés
Neuves, pour picorer la grappe des étoiles,
Ouvrant ses ailes d’or comme de grandes voiles,
Plane, le col tendu, dans un ciel enchanté
Et raille les lions de la réalité.
Poème écrit par
Tristan DERÈME
Toi qui passes, foulant la neige de la rue,...
Poème XXIII — Extrait du recueil La Verdure dorée (1922)
La verdure dorée
Tous droits réservés © Poème posté le 28/10/2023 par Rickways
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