Ô vous qui par le bout du nez me conduisîtes,
Je vous rencontrerai parfois dans les visites.
Nous nous ferons un grand salut ; puis vous direz :
« Le temps est beau. » Je répondrai : « Les soirs sont frais. »
Que ces phrases, Seigneur, seront intéressantes !
Mais le passé battra des ailes dans les sentes
Où nos rêves fuiront sous le soir odorant…
Et tous deux nous prendrons un air indifférent.
Poème écrit par
Tristan DERÈME
Ô vous qui par le bout du nez me conduisîtes,...
Poème XVII — Extrait du recueil La Verdure dorée (1922)
Tous droits réservés © Poème posté le 28/10/2023 par Rickways
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