Comme j’allais, couvert de la poussière du voyage,
Heurtant aux pierres mes sandales,
Vous étiez au balcon que les glycines automnales
Enguirlandent de leur feuillage.
Et vous étiez si calme parmi l’ombre,
Votre visage était si pur
En ce crépuscule d’octobre,
Que je sentais sur mon épaule
Se nouer un manteau d’azur,
Et que, dans ma poitrine, en secouant des étincelles,
Mon cœur ivre battait des ailes.
Poème écrit par
Tristan DERÈME
Comme j’allais, couvert de la poussière du...
Poème V — Extrait du recueil La Verdure dorée (1922)
La verdure dorée
Tous droits réservés © Poème posté le 28/10/2023 par Rickways
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