Une fois seulement elle m’est apparue,
Sous un doux ciel d’avril, dans une calme rue,
Où l’odeur des lilas descendait des vieux murs.
Le jour, en la touchant prenait des tons si purs
Qu’il semblait émaner de sa propre personne.
Sur un cheval anglais, pâle et svelte amazone,
Elle pliait avec une fière douceur
Sa taille au rythme égal du trot lent et berceur ;
Puis elle déroba sa forme et sa lumière
Sous la porte où veillaient deux grands lions de pierre.
Poème écrit par
Anatole FRANCE
Souvenir
In IDYLLES ET LÉGENDES
1er avril 1870
1er avril 1870
Tous droits réservés © Poème posté le 21/09/2023 par Rickways
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