Autopsychographie
3
Le poète sait l’art de feindre.
Il feint si complètement
Qu’il finit par feindre ce qu’est douleur
La douleur qu’il sent vraiment.
Et ceux qui lisent ce qu’il a écrit,
Dans la douleur lue sentent bien,
Non les deux qu’il a connues,
Mais celle qu’ils ne connaissent pas.
Et ainsi, sur ses rails
Tourne en rond, à entretenir la raison,
Ce petit train mécanique
Qui s’appelle cœur.
Il feint si complètement
Qu’il finit par feindre ce qu’est douleur
La douleur qu’il sent vraiment.
Et ceux qui lisent ce qu’il a écrit,
Dans la douleur lue sentent bien,
Non les deux qu’il a connues,
Mais celle qu’ils ne connaissent pas.
Et ainsi, sur ses rails
Tourne en rond, à entretenir la raison,
Ce petit train mécanique
Qui s’appelle cœur.
