On descendrait, si vous l’osiez,
D’en haut de la terrasse,
Jusques au seuil, où s’embarrasse
Le pas dans les rosiers.
D’un martin pêcheur qui s’élance
L’éclair n’a que passé ;
Et la source, à son pleur glacé,
Alterne un noir silence.
L’Angélus, dans le couchant roux,
Comme un parfum s’efface.
Lilith, en détournant sa face,
A tiré les verroux.
Poème écrit par
Paul-Jean TOULET
On descendrait, si vous l'osiez
Extrait du recueil Les Contrerimes (1921)
(Contrerimes)
Tous droits réservés © Poème posté le 27/12/2009 par Rickways
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