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Poème écrit par Paul-Jean TOULET

Amarissimes

Extrait du recueil Les Contrerimes (1921)
Est-ce moi qui pleurais ainsi
— Ou des veaux qu’on empoigne —
D’écouter ton pas qui s’éloigne,
Beauté, mon cher souci ?

Et (je t’en fis, à pneumatique,
Part, — sans aucun bagou)
Ces pleurs, ma chère, avaient le goût
De l’onde adriatique.

Oui, oui : mais vous parlez de cri,
Quand je repris ma lettre.
Grands dieux !... J’aurais mieux fait, peut-être,
D’écrire à son mari.
(Contrerimes)

Tous droits réservés © Poème posté le 27/12/2009 par Rickways

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