Dessine-moi un po-aime (tome 1)
par Antigone
Type d'ouvrage: Recueil de poésie
Nombre de pages: 239
Prix: 22,00
Date d'édition: 01-04-2023
Présentation
6e recueil de poésie édité en 2 tomes vu le nombre de poèmes. Il regroupe tout ce que j'ai écrit depuis que j'écris. Sauf les nouveauté du moment présent.
Extrait
Les trouvères sans fin
Les trouvères sans fin, transportés par les muses,
Gentes âmes d’avant ou méchantes obtuses
Ont ourdi des égards aux belles égéries,
Et les ont glorifiées en tirades fleuries…
…Mais des amants d’un jour on blâmait les audaces
De leur beauté altière on bafouait la grâce,
C’est pourquoi, aujourd’hui entêtée et pugnace,
Je vous rends, en ce jour, votre vibrante place :
Evoquant le piquant de vos baisers fougueux,
De la suavité de votre peau de mâle,
Le désir enflammant la prunelle des yeux
Et vos doigts cajoleurs au parfum de scandale.
Oserais-je aborder cet instant ineffable
Où la môme éprise, sous l’étreinte charnelle,
Tels le flux le reflux apprivoisant le sable
Se donne et se dédit, tyrannique et cruelle ?
Puis quand vous vous fanez après les feux d’amour
Vous semblez, tour à tour, dormir tel un enfant,
Pourtant, je le sais bien que, sous vos airs balourds,
Gronde ici un filon en vos veines, toujours.
Dormez, dormez en paix, ce soir je vous l’ordonne !
Rêvez de moi un peu en cette nuit sans gêne,
Demain, vous partirez, à l’aurore félonne,
En vous moquant de moi, me laissant à ma peine.
Les trouvères sans fin, transportés par les muses,
Gentes âmes d’avant ou méchantes obtuses
Ont ourdi des égards aux belles égéries,
Et les ont glorifiées en tirades fleuries…
…Mais des amants d’un jour on blâmait les audaces
De leur beauté altière on bafouait la grâce,
C’est pourquoi, aujourd’hui entêtée et pugnace,
Je vous rends, en ce jour, votre vibrante place :
Evoquant le piquant de vos baisers fougueux,
De la suavité de votre peau de mâle,
Le désir enflammant la prunelle des yeux
Et vos doigts cajoleurs au parfum de scandale.
Oserais-je aborder cet instant ineffable
Où la môme éprise, sous l’étreinte charnelle,
Tels le flux le reflux apprivoisant le sable
Se donne et se dédit, tyrannique et cruelle ?
Puis quand vous vous fanez après les feux d’amour
Vous semblez, tour à tour, dormir tel un enfant,
Pourtant, je le sais bien que, sous vos airs balourds,
Gronde ici un filon en vos veines, toujours.
Dormez, dormez en paix, ce soir je vous l’ordonne !
Rêvez de moi un peu en cette nuit sans gêne,
Demain, vous partirez, à l’aurore félonne,
En vous moquant de moi, me laissant à ma peine.
