Aujourd'hui
par Paul Jolit
Type d'ouvrage: Recueil de poésie
Nombre de pages: 172
Prix: 15
Date d'édition: 10-06-2008
Présentation
Aujourd’hui, je laisse tout aller
À vau-l’eau, le temps d’un regret.
Ça n’rime à rien, absolument,
Mais là, j’ai hâte d’être lent.
Sauf votre respect, j’ai empaqueté
Mes affaires dans un coin secret,
Car partir m’a égratigné
Les genoux à force d’y penser.
Aujourd’hui, le temps suit son cours
Et rien n’arrêtera sa course.
Je me force, et j’en suis frustré,
De ne pas toucher aux paquets.
Ils renferment tant de choses promises
À l’usage d’une petite visite.
Mes pensées ont un sang mêlé,
Peau métissée, ambiguïtés.
Aujourd’hui, je vais me passer
De la lune, car, sans faire exprès,
J’ai ouvert plusieurs des paquets.
Je n’ai pas longtemps résisté.
Et après, je remballerai
Mes affaires dans mon coin secret.
Le soleil s’allume dans ma tête.
La façade réverbère l’Everest.
À vau-l’eau, le temps d’un regret.
Ça n’rime à rien, absolument,
Mais là, j’ai hâte d’être lent.
Sauf votre respect, j’ai empaqueté
Mes affaires dans un coin secret,
Car partir m’a égratigné
Les genoux à force d’y penser.
Aujourd’hui, le temps suit son cours
Et rien n’arrêtera sa course.
Je me force, et j’en suis frustré,
De ne pas toucher aux paquets.
Ils renferment tant de choses promises
À l’usage d’une petite visite.
Mes pensées ont un sang mêlé,
Peau métissée, ambiguïtés.
Aujourd’hui, je vais me passer
De la lune, car, sans faire exprès,
J’ai ouvert plusieurs des paquets.
Je n’ai pas longtemps résisté.
Et après, je remballerai
Mes affaires dans mon coin secret.
Le soleil s’allume dans ma tête.
La façade réverbère l’Everest.
Extrait
En souffrance
Extinction des feux.
Je n’ai pas tout fait.
Je me fais violence
Pour n’pas succomber
Aux étreintes multiples
Qui me font broyer
D’une main agile
Mon propre brouet.
Je peuple le silence
De l’appartement
De pressentiments
Sans queue ni trompette.
Le départ est proche.
Je le sens s’ouvrir.
Ses yeux à valoches
Me fixent à plaisir.
Cette sensation forte
Souffre d’un recul
Démesurément
Acculé au mur.
Je songe à ceux-là
Qui n’en finissent pas
D’être une échéance
Sans cesse en souffrance.
Extinction des feux.
Je n’ai pas tout fait.
Je me fais violence
Pour n’pas succomber
Aux étreintes multiples
Qui me font broyer
D’une main agile
Mon propre brouet.
Je peuple le silence
De l’appartement
De pressentiments
Sans queue ni trompette.
Le départ est proche.
Je le sens s’ouvrir.
Ses yeux à valoches
Me fixent à plaisir.
Cette sensation forte
Souffre d’un recul
Démesurément
Acculé au mur.
Je songe à ceux-là
Qui n’en finissent pas
D’être une échéance
Sans cesse en souffrance.
