La poésie sur internet
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Par : Lasource
Un chêne abattu
.
Il y a les arbres élus pour la gloire des jardins publics et ceux que les ruissellements d’hiver et les nuits de tempête déracinent de leur socle de glaise pourpre et couchent pendant leur sommeil
.
Mais les cris des nuages dont le vacarme de feu ramifié fait souffrir les étoiles couvrent le silence des agonies végétales C’est à peine si quelques sangliers ont prêté attention à ce tronc
.
désormais allongé ainsi qu’un immense cercueil Les oiseaux ne comprennent plus ni les écureuils l’absurde position au-milieu des feuilles mortes des ronces et des buissons écrasés
.
d’une cime qui naguère soutenait le bleu du ciel et s’abreuvait de soleil en chantant par les gorges des passereaux experts en trilles et roulades dont les choeurs étaient soutenus l’été par l’ostinato des cigales
.
Si l’on s’approche on sent déjà l’odeur de sexe de l’humus l’humidité des lichens et des moisissures Un gros champignon langue-de-boeuf qui poussait dans l’ombre au repli de l’écorce est ainsi démasqué
.
en sa nouvelle position l’on dirait la nageoire dosale d’un grand poisson aux écailles brunes surpris par la clarté du matin affleurant entre vignes sauvages orties blanches et autres verdeurs de la mer
.
Attardé sur un feuillet de mon carnet à en écrire d'une plume d’or m’appuyant contre un genou un poème hâtivement rédigé je regarde cette goutte d’encre humble et sans gloire luire d’une lumière inconnue
.
Posté à 12h27 le 19 févr. 17
Posté à 12h30 le 19 févr. 17
Encore un bug ! J'avais posté un commentaire tout à été effacé ! Grrr
Posté à 12h36 le 19 févr. 17
Faut peut-être faire "envoyer" plutôt que "effacer" ? Enfin, j'dis ça j'dis rien !
Posté à 12h37 le 19 févr. 17
Je te disais donc que ces odeurs d'humus m'emballaient aussi : je fouille sous mes chênes comme chien cherchant sa truffe... mais que rien ne vaut l'odeur des fleurs de châtaignier au printemps, odeur dont raffolent les nonnes !
Posté à 12h40 le 19 févr. 17
Un chêne abattu d'avoir trop vécu
porte encore les marques du temps, il était le rendez-vous tant aimé,
Le but de promenade approché,
Il git maintenant ayant déménagé de son sein toutes les petites bêtes, protégées par ses bras accueillants, une minute de silence pour l'arbre des temps anciens...Merci extraordinaire révélation!
Posté à 12h49 le 19 févr. 17
Aujourd’hui
Je regarde tomber les arbres
Sans bruit
Comme un homme s’abat
Sur des forêts gelées
Sans souffrance
Il se balance
A son vertige
Disant adieu au ciel
Et moi sentant venir la mort
Je me lève au fauteuil
Et vois dans ma croisée
Le géant dignement
Se suicider au sol
Sans un regret
J’entends alors vriller l’oiseau
Et mon ventre se noue
Les branches alentour
Ont frémi
Mais que fait un homme
QUI TOMBE ?
Posté à 15h17 le 19 févr. 17
Super, grand merci pour cette contribution !
Posté à 18h19 le 20 févr. 17
quoi de plus triste qu'un arbre qui tombe ?la sirène dans la nuit d'un bateau qui part peut-être?
ou bien pire :le bourreau qui le tue pour faire un parking !!
Posté à 17h31 le 22 févr. 17
On m'arrache le cœur quand on arrache les racines d'un arbre se retrouvant dévêtu jusqu'aux bouts des branches, quel triste paysage , la ville nue d'arbres devient dépositaire de tant de poussières allergiques, vive la campagne!
Posté à 13h52 le 23 févr. 17
Ah les "villes à la campagne" ce serait l'idéal" commen disait Alphonse A.
Posté à 13h55 le 23 févr. 17
Crois-moi c'est l'idéal , la campagne avec les ressources de la ville , c'est extra!
Posté à 14h01 le 23 févr. 17
Ces chênes qu'on abat...
Mâle-rôt
Posté à 01h06 le 24 févr. 17
Ta culture est déchênée ! Note qu'ici, c'est juste l'effet du vent de pluies diluviennes qu'ont ameubli le sol...
Posté à 15h14 le 24 févr. 17
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