Aux rêves du soleil
Heureux les voyageurs, en paix, l’âme sereine
Qui rêvent du soleil, se couchant doucement.
L’ombre de ses rayons éclaire l’eau verveine,
Offrant au clapotis un doux balancement.
Les nuages au loin assombrissent le ciel,
Dévorant tout l’éclat d’un astre qui s’éloigne.
La nuit met son manteau de soir pénitentiel
S’emparant d’une proie, inerte, qu’elle empoigne.
Mais le sommeil du juste accueille un nouveau jour
En faisant s’éloigner tout regret qui le hante.
Le plissement de l’eau attire le retour
De jolis vols d’oiseaux dont l'écho nous enchante.
Merveilleuse nature aux nombreux changements,
De l’aube au crépuscule, aux heures différentes,
Aux multiples saisons aux souffles des tourments,
Qui demande de l'aide aux vagues transparentes.