Écureuil fatigué, tu guettes les passants.
Tu attends sans bouger et le soleil descend.
Qu'as-tu dans le cerveau, petit sciuridé ?
Que dans celui de l'homme y a-t-il autant d'idées ?
La nuit glacée aiguise un à un ses couteaux,
La neige de l'automne est arrivée trop tôt.
Qu'y a-t-il dans ton coeur au moment de mourir ?
As-tu des souvenirs que tu n'as su chérir ?
La grande roue qui grince et tourne dans le noir
Annonce un avenir que nul ne saurait voir.
Une étrange lueur refuse de s'éteindre.
L'animal ne peut pas, il ne veut pas se plaindre.
Sa courte vie fut belle il doit le reconnaître,
Et puis, allez savoir, peut-être il va renaître...