Tirer les paupières sur le passé, casser le
regard échangé, avec le
vieux gosses aux yeux cernées, dans le
reflet patiné des psychées, laisser
l'ombre projeté sur le parquet lustré, s'envoler dans les
volute de fumée, inspirer, et, laisser la vrai vie
dans le cendrier
Chercher le
miel d'une lèvre anonyme, oublier jusqu'à
la pomme et sa gravité, laisser, comme
seul la sève rend sybilline
l'incandescence d'une raison diaphane, s'éloigner
et, par bouffées nihilistes, étouffer dans la
gorge l'amertume laissé, par les
nuit de pensées mesquines et la
saveur saumâtre des larmes
Dépasser les
années déposé à tes pieds, comme le
vol feutré des cendres, cesser la
douce melancolie enragé, laisser
lentement la furie redescendre
inspirer, et, oublier de se défendre, laisser la
démence s'approcher, s'y lover, l'essayer,
et, par inadvertence, la comprendre, laisser
passer l'ombre sur le parquet lustré, comme
l'envol feutré des cendres
Peu importe
le flacon pour vu qu'on ai l'ivresse, Mais
l'effet recherché maintenant est
S'en aller, s'en aller, comme dirait st john perse
"S'en aller, s'en aller, paroles de vivant." ; c'est
laissez sa vie en, inspirant, en
laissant passer l'ombre sur le parquet lustré, en
oubliant jusqu'a la gravité et ses méandres, en
déposant raison et passé dans le cendrier, comme
l'envol feutré des cendres
Suggérer à la mémoire l’absence, et les
gestes, des années répétés, les laisser
s’éloigner avec ton ombre éthérée, chasser
d’une bouffée nos évidences, pour
quelques heures à peine, inspirer,
s’évader et, grisé, laisser les
spectres de notre histoire acérée
attendre dans le cendrier