La poésie sur internet
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Par : Henri
Si j'étais de marbre
Que ferait battre mes veines ?
L'eau vive des fontaines ?
Il me semble que j'aurais froid
Qu'importe. J'irais vivre
Au fond d'un cimetière.
Fleurs coupées, desséchées
Me ferez-vous parure ?
Douceurs fades de l'instant
Envolé, sur mes veines...
Posté à 11h35 le 03 oct. 10
...un vrai Temps de Toussaint
Posté à 14h04 le 03 oct. 10
Tous saint ! de quoi réveiller l'homme aussi sûrement que l'histoire d'O suggérée par le poème
Comment crois-tu que les statues survivent Henri ? mais avec les caresses superstitieuses des passantes, pardi ! Mais comme tu n'es pas de marbre
Posté à 14h10 le 03 oct. 10
[Ancien membre] AR_d_N a dit: ...un vrai Temps de Toussaint
On ne saurait mieux dire. C'est un poème froid, glacial même. Jusqu'à vos "douceurs" qui se trouvent afadies... Y'a pourtant des couleurs, de la chaleur et du bon air, messire Henri! J'aimerais bien vous lire sous quelque lumière...
Posté à 20h31 le 05 oct. 10
Hello... Une place pour tout.. dans le froid ou chaud, l'ombre ou la lumière... fadeur ou non...
Triste par contre si le peu de lumière signifie peu lumineux...
Merci
Posté à 10h04 le 08 oct. 10
J'y perçois surtout une interrogation...
Une fontaine même si elle est de marbre fait jaillir la vie...
Bisou ;-)
Posté à 00h59 le 09 oct. 10
J'aime bien ta perception Joa... plusieurs interrogations même, à mon avis.
Posté à 12h11 le 09 oct. 10
Carla
Posté à 19h40 le 16 oct. 10
Le marbre, le froid,les fleurs sèchées, le cimetière, jusqu'au titre : "débris du temps" me fait penser à cette fête où les vivants apportent des fleurs à ceux qui ne sont plus, Comme pour se faire plaisir à eux, à qui d'autre ? je ne vois pas.
Posté à 22h36 le 21 oct. 10
T'imagine Eve si un défunt te tendait le bras en disant "et si on arrosait ça !" Ben t'en ferais une tête avec des fleurs et ton arrosoir
Posté à 18h23 le 22 oct. 10
...cette fête où les vivants apportent des fleurs à ceux qui ne sont plus, Comme pour se faire plaisir à eux, à qui d'autre ? je ne vois pas.
J’avais mis sur ta tombe un bouquet d’anémones
Mais quelqu’un qui passait te les a dérobées
Pour les poser ailleurs sans plus se demander
Si nous en souffririons, toi et moi. Mais pardonne
A ces indélicats chapardeurs qui moissonnent
Dans les jardins d’autrui faute d’avoir trouvé
Dans leur propre jardin des fleurs à cultiver
Et sans vergogne enfin pavoisent et claironnent.
Les plus grandes douleurs sont des douleurs muettes,
C’est ce que nous a dit, souviens-toi, le poète,
Alors nous nous tairons. Je te rapporterai
Dès le printemps venu, un bouquet de jonquilles,
Mon pauvre enfant perdu… Déjà le soleil brille
Mais ne réchauffe pas ta pierre enténébrée.
(février 03)
Le Rire en pleurs
Posté à 06h56 le 23 oct. 10
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