Tour d'ivoire
Je suis un vieux marin au visage de sable
Ainsi qu'un littoral strié de ripple-marks.
Je vais déambulant, stupide, misérable
Au dédale des rues, des jardins et des parcs.
.
J'ai trop bu du sirop des tempêtes amères !
Trop tangué sur des ponts au-milieu des embruns
Sillonnés du reflet des éclairs sur la mer,
À bord de noirs rafiots redoutés des marins !
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Avec une sirène installée à l'avant
Pour sextant, j'ai longtemps vagabondé sur l'onde.
Puis, après un dernier périple décevant,
Je suis rentré chez moi, dégoûté de ce monde !
Car si vain est l'aller, plus vain est le retour ;
Mieux vaut demeurer coi, tranquille dans sa tour !
(Version sonnet, avec licence à "mer" !)