"Pantin" retravaillé en sonnet symétrique
Tout de bois revêtu, courbaturé pantin,
En artiste raté pleurait sur son destin.
A ses fils accroché, se relève et salue,
Le trottoir pour plancher sous les feux du couchant,
Il s’anime et grelotte, au regard du passant.
Tout, de son cœur d’ébène à son âme conflue.
Une main vers le ciel, aux senteurs de jasmin.
A genoux le voilà, près du seul strapontin.
Les ciseaux sur le bord de la rouge avenue,
D’un regard au voyeur il désigne implorant.
Trébuche la piécette en pitance au manant,
Quand s’éloigne la croix sous la paume charnue.
Doucement s’est éteint, tout vêtu de satin
Par un soir de printemps, pitoyable pantin.