Quand tu repartiras vers l’île,
N’oublie pas de lui dire
Que j’ai gardé précieusement,
Au fond de mon cœur,
Le frémissement des filaos
Et l’odeur de l’usine de cannes.
Quand tu repartiras vers l’île,
N’oublie pas de lui dire
Qu’une partie de mon âme
Est resté là bas,
A tout jamais,
Dans l’anse près des Vacoas.
Quand tu repartiras vers l’île,
N’oublie pas de lui dire,
Que je l’ai fortement aimée
Et qu’aujourd’hui encor
J’entends distinctement sa voix,
Ses chants, ses musiques.
Quand tu repartiras vers l’île,
N’oublie pas de lui dire,
Que je vois des allées de cocotiers
Qui montent vers le ciel,
Et que les rouges flamboyants
Forment une route, fière et majestueuse.
Quand tu repartiras vers l île,
N’oublie pas de lui dire
Que toi aussi tu viens
Pour reprendre confiance
Et demander, une fois de plus, de t’accorder
L’énergie qui te permettra encore de vivre.