Ayant formé le projet d’écrire la vie, l’histoire privée et la plupart des actions du maître qui daigna me nourrir, le roi Charles, le plus excellent et le plus justement fameux des princes, je l’ai exécuté en aussi peu de mots que je l’ai pu faire ; j’ai mis tous mes soins à ne rien omettre des choses parvenues à ma connaissance, et à ne point rebuter par la prolixité les esprits qui rejettent avec dédain tous les écrits nouveaux. Peut-être cependant n’est-il aucun moyen de ne pas fatiguer, par un nouvel ouvrage, des gens qui méprisent même les chefs-d’œuvre anciens sortis des mains des hommes les plus érudits et les plus éloquents.
Mais pour quelle raison je rapporte ça, moi ?