Jean-Pierre Claris de Florian

Par : Inconnu
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Jean-Pierre Claris de FLorian, je suis très étonnée de n'avoir rien trouvé sur lui sur le site mais aise-je bien mes lunettes sous le bout de mon nez


http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Claris_de_Florian

Quelques citations:

"Nous convenons de nos défauts, mais c'est pour que l'on nous démente."

"Plaisir d'amour ne dure qu'un moment, chagrin d'amour dure toute la vie."

"Qui ne songe qu'à soi quand sa fortune est bonne, dans le malheur n'a point d'amis."

"Rira bien qui rira le dernier."

"Il vaut mieux souffrir le mal que de le faire."

"Quand on est pauvre, on n'a que la ressource d'être sage."

"Pour êtr aimé, soyez discret, la clé des coeurs, c'est le secret."

"Le hasard gagne des batailles, mais le coeur ne se gagne que par des vertus."

"Aidons-nous mutuellement, la charge de nos maux en sera plus légère"

"On perd ce que l'on tient quand on veut gagner tout."

"Chacun son métier, les vaches seront bien gardées."

"Quiconque jouit trop est bientôt dégoûté; il faut au bonheur du régime."

"Il en coûte trop cher pour briller dans le monde, combien je vais aimer ma retraite profonde! Pour vivre heureux vivons cachés."


Un poème:

Le grillon

Un pauvre petit grillon

Caché dans l'herbe fleurie

Regardait un papillon

Voltigeant dans la prairie.

L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ;

L'azur, la pourpre et l'or éclataient sur ses ailes ;

Jeune, beau, petit maître, il court de fleurs en fleurs,

Prenant et quittant les plus belles.

Ah! disait le grillon, que son sort et le mien

Sont différents ! Dame nature

Pour lui fit tout, et pour moi rien.

je n'ai point de talent, encor moins de figure.

Nul ne prend garde à moi, l'on m'ignore ici-bas :

Autant vaudrait n'exister pas.

Comme il parlait, dans la prairie

Arrive une troupe d'enfants :

Aussitôt les voilà courants

Après ce papillon dont ils ont tous envie.

Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l'attraper ;

L'insecte vainement cherche à leur échapper,

Il devient bientôt leur conquête.

L'un le saisit par l'aile, un autre par le corps ;

Un troisième survient, et le prend par la tête :

Il ne fallait pas tant d'efforts

Pour déchirer la pauvre bête.

Oh! oh! dit le grillon, je ne suis plus fâché ;

Il en coûte trop cher pour briller dans le monde.

Combien je vais aimer ma retraite profonde !

Pour vivre heureux, vivons caché.


http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_pierre_claris_de_florian/jean_pierre_claris_de_florian.html
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L'enfant et le miroir

Un enfant élevé dans un pauvre village
Revint chez ses parents, et fut surpris d'y voir
Un miroir.
D'abord il aima son image ;
Et puis, par un travers bien digne d'un enfant,
Et même d'un être plus grand,
Il veut outrager ce qu'il aime,
Lui fait une grimace, et le miroir la rend.
Alors son dépit est extrême ;
Il lui montre un poing menaçant,
Il se voit menacé de même.
Notre marmot fâché s'en vient, en frémissant,
Battre cette image insolente ;
Il se fait mal aux mains. Sa colère en augmente ;
Et, furieux, au désespoir,
Le voilà devant ce miroir,
Criant, pleurant, frappant la glace.
Sa mère, qui survient, le console, l'embrasse,
Tarit ses pleurs, et doucement lui dit :
N'as-tu pas commencé par faire la grimace
A ce méchant enfant qui cause ton dépit ?
- Oui. - Regarde à présent : tu souris, il sourit ;
Tu tends vers lui les bras, il te les tend de même ;
Tu n'es plus en colère, il ne se fâche plus :
De la société tu vois ici l'emblême ;
Le bien, le mal, nous sont rendus.



L'habit d'Arlequin

Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille,
Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs.
A mes fables souvent c'est là que je travaille ;
J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs.
Un jour de mardi gras j'étais à la fenêtre
D'un oiseleur de mes amis,
Quand sur le quai je vis paraître
Un petit arlequin leste, bien fait, bien mis,
Qui, la batte à la main, d'une grâce légère,
Courait après un masque en habit de bergère.
Le peuple applaudissait par des ris, par des cris.
Tout près de moi, dans une cage,
Trois oiseaux étrangers, de différent plumage,
Perruche, cardinal, serin,
Regardaient aussi l'arlequin.
La perruche disait : " J'aime peu son visage,
Mais son charmant habit n'eut jamais son égal.
Il est d'un si beau vert ! - Vert ! dit le cardinal ;
Vous n'y voyez donc pas, ma chère ?
L'habit est rouge assurément :
Voilà ce qui le rend charmant.
- Oh ! pour celui-là, mon compère,
Répondit le serin, vous n'avez pas raison,
Car l'habit est jaune-citron ;
Et c'est ce jaune-là qui fait tout son mérite.
- Il est vert. - Il est jaune. - Il est rouge morbleu ! "
Interrompt chacun avec feu ;
Et déjà le trio s'irrite.
" Amis, apaisez-vous, leur crie un bon pivert ;
L'habit est jaune, rouge et vert.
Cela vous surprend fort ; voici tout le mystère :
Ainsi que bien des gens d'esprit et de savoir,
Mais qui d'un seul côté regardent une affaire,
Chacun de vous ne veut y voir
Que la couleur qui sait lui plaire. "



Je ne résiste pas 😎
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Kallistea

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Tu pourrais le publier dans la rubrique réservée à cet effet, Sylvie, accompagné d'une courte biographie !
Bien sûr, c'est le bon sens même que ce Florian trop vite oublié, éclipsé par le génie de Jean de La Fontaine !
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Kallistea

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Claris_de_Florian
Zut, je m'étais attachée à tes textes déposés et j'avais fait l'impasse sur le lien ! GRR
Bon, abondance de liens ne nuit pas...lol
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sourire...
Bise Kallistea!
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Kallistea

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Pardon, pour la redite, inexcusable ! LOL!