Chagrin d’automne
Les larmes de la mer ont accueilli mes pleurs
Fondus et réunis aux flocons de l’écume,
De grands nuages noirs drapent l’été posthume,
Chassent les rêves fous et l’espoir d’un ailleurs.
La rose en son milieu a mes éclats de cœur
Ses pétales de sang font taches sur la brume,
Les mots tant espérés, rayés d’un trait de plume
Dans le jardin secret où se fane la fleur.
Mon soupir a tremblé sur la feuille d’automne
Parée d’or et de roux pour un dernier envol,
Elle a rejoint le sol où elle s’abandonne.
Je t’aimerai soleil sur mon corps qui frissonne,
Quand la morte saison a du blanc sur le col,
Je te voudrais berceau lorsque l’orage tonne.
Anita
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