Lespoetes.net

La poésie sur internet

Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.

Paris dans l'aube

Par : Franz

Avatar

Posts:

Membre

Je passais dans Paris en recherche de toi
C'était tôt le matin près des Champs Élysées
Des pigeons convulsaient sur les rebords des toits
Nourris par les Dartys de grains empoisonnés

Toute la nuit durant entre les cheminées
Un errant qui dormait, en cette matinée
S'étirait au réveil sans crainte des hauteurs
Espérant le soleil sur sa peau de squatteur

Et bientôt descendu devant moi dans la rue
Je le vis inspecter le fond d'une poubelle
Pour s'emparer soudain de victuailles crues
Et aller déjeûner en battant la semelle

Un préposé passa ramassant les cadavres
Des malheureux oiseaux qui venaient d'expirer
Et je restai pensif au milieu de ce havre
Où la mort et la vie venaient se rencontrer.

Posté à 09h42 le 18 févr. 12

Avatar

Aglae

Posts: 930

Membre

J'aime!La scène est bien devant nos yeux et ce sujet n'a pas été trop exploité. Bravo!
S'étirait' tout du long'...à la place de 'maintenant' qui fait vraiment cheville???
pas obligé!!!
agla

Posté à 10h07 le 18 févr. 12

Avatar

Aglae

Posts: 930

Membre

J'oubliais

le premier vers est superbe dans sa simplicité élégante

Posté à 10h09 le 18 févr. 12

Avatar

Jim

Posts: 4935

Membre

Superbe Franz, j'aime tout. Des comme ça, j'en veux tous les jours !
Rien que ça : "Un préposé passa ramassant les cadavres
Des malheureux oiseaux qui venaient d'expirer".

Posté à 19h38 le 18 févr. 12

Avatar

Evemarie

Posts: 2121

Membre

La vie, la mort mêlées, en plein Paris, tout est dit.
Magnifique poème.

Posté à 21h29 le 18 févr. 12

Avatar

Posts:

Membre

C'était mon premier matin à Paris. De ma chambre d'hôtel, j'avais aperçu le soir précédent, un homme d'une trentaine d'années qui s'installait tout habillé à dormir sur le toit d'en face. J'en avais le vertige rien que d'y penser. S'il fallait qu'il en tombe durant son sommeil ... Puis, tôt le matin, ces petites camionnettes qui lançaient par les rues des grains empoisonnés. Merci de vos compliments.

Posté à 21h45 le 18 févr. 12

Avatar

Evemarie

Posts: 2121

Membre

une scène bien décrite, à chaud, prise sur le vif, on sent tes ressentis rien qu'à l'énoncé du poème.
Et lu à haute voix, les émotions passent. C'est en cela qu'on reconnait la vraie poésie, celle qui foudroie.

Posté à 21h51 le 18 févr. 12

Avatar

Jeannine B

Posts: 333

Membre

Joli Franz !!! Je passais dans Paris en recherche de toi.... ce vers se suffit à lui-même !!!!!!!!!
Comme dit Jean Rochefort ! le reste n'est que fioritures.... à ma guise !!!!!

Posté à 22h46 le 18 févr. 12

Avatar

Pierre

Posts: 6100

Membre

J'aime la première et la dernière strophe. Avec une réserve pour le 3ème vers de la première en ce qui concerne la succession "saient/sur", que je ne trouve pas musicale.

Mais bon, je ne suis pas "foudroyé" comme l'écrit l'eve marrie... cool

C'est dû à mon coeur de pierre sans doute.

Posté à 11h05 le 19 févr. 12

Avatar

Posts:

Membre

Si quelqu'une veut l'oraliser ou l'illustrer, il est dans ma présentation. Mais faîtes gaffe de ne pas trop prononcer les points sur les i, car ce ne serait plus assez musical. LOLOL Et surtout pas d'enfarges dans les barres sur les t, ni dans la virgule. cool

Posté à 03h55 le 20 févr. 12

Avatar

Pierre

Posts: 6100

Membre

je viens d'apprendre un mot, merci.

Posté à 16h16 le 20 févr. 12

Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.