La mer a roulé ses caresses
dans le sel au fond des paniers
elle ronchonne bousculée
par les bourrasques d’équinoxe
Les nuits débordent
les marées rongent les digues de l’été
Contre le mur de la jetée
la plage grise sous l’averse
brode un feston d’algues séchées
Le promeneur pousse du pied
la laisse de ses souvenirs
Voiles et rêves remisés
le temps n’est plus au grand partir