Je me souviens seulement de son épaule nue
Je veux rêver encore sous un pin parasol
Je suis la main tendue le bras d’une inconnue
Dans le parfum léger qui recouvre le sol
Je suis l’ombre qui suit tes pas et qui se perd
Je ne suis que le vent qui effeuille minuit
Je suis le mécréant sans âme et sans repaire
Berçant le dernier feu d’un brasier évanoui
Je me souviens seulement de son épaule nue
Je vis dans l’impossible j’ai des amis sur terre
Je ne suis que la source d’un parcours chancelant
Je parle encore ici quand je voudrais me taire
Et regarder au loin un ciel étincelant
Je me souviens seulement de son épaule nue
Je suis le souvenir d’un regard innocent
Je fuis le cours du temps les mensonges officiels
Je lance un dernier vœu je compte jusqu’à cent
Devant les camaïeux qui descendent du ciel
Je me souviens seulement de son épaule nue