En fait, j'agis comme il me semble convenir, accordant plus de confiance à mon oreille qu'en un quelconque auteur nécessairement situé et daté. J'ai du mal à réagir comme si ce qui était jugé beau avant ne le serait soudainement plus qqs décennies après : le temps passe, l'objet ne change pas. Et puis, un petit effort de lecture de la part du... lecteur ne me semble pas incongru face à l'effort d'écriture du... scripteur. Le divers du passé assure l'ouverture du futur. Pour notre sujet, quel effet sur le rythme produit la syn ou la dié? C'est cette sensibilité là qu'il nous faut développer plutôt qu'une guéguerre entre les longs nez et les grandes oreilles académiques. Par contre, quand un auteur a placé délibérément une dié où d'habitude on attend une syn, on est prié de respecter le choix de l'auteur. Ce qui implique de lire avec attention avant de dire à voix haute.- et même ainsi, on a des automatismes mal venus...
En revanche, il est un usage qui toujours choque mon sens de la cohérence: faire rimer une dié avec une syn ! Admettre équivalents deux sons à un seul, absurde !
On ne peut à la fois être d'une rigueur extrême sur un terrain et lâche sur un autre, il faut choisir. Perso, je préfère lâcher plus la bride pour gagner un cou plus souple..