Quand l'esprit se récollige
L'ample écrit se fait prodige,
L'art loquace est longévif,
Sa bonace, écho des ifs,
Donne en perspicacité,
Forme en lexicalité,
De la pensée, le chantant,
L'heur avancé se rend grand,
Au sommet, posé, si calme,
Ô nommer son trait prie l'âme
De garder la tempérance,
De choyer l'allant des sens,
De voir en l'oeuvre un éveil,
De croire en Dieu, bien et bel,
Atteignant le milieu juste,
Là peignant, de six cieux, l'ut,
Quand l'harmonie se propage,
Quand va promis de mots sages
Le temps du bon escient,
Ce plan, du for est brillant,
Répondant d'un vers lucide,
L'air probant parait sublime,
Apprêté, exquisément,
Sa piété érige et prend
Le devant de la rimée,
Le levant peut arriver,
Le chemin de la voie sainte
Ne devient que d'un choix humble,
Tant au tant, gloire Au Très-Haut,
En gommant un gros défaut
La qualité apparait,
L'affable idée parfois nait
De ce créatif silence,
Lieu de paix parmi l'immense,
Le coeur de la fleur s'entre-ouvre,
Ce voeu de valeur s'en trouve
Equipollent aux richesses,
Génie portant aux finesses,
L'attrait s'en vient au félibre,
Parfait l'embrun comme est libre
Un parfum aux univers,
Teint par l'un, l'homme unitaire
Comprend alors le créé,
Domptant paroles rêvées
D'un verset épanoui,
L'amène ère est là ouïe,
Parsemant ses agréments,
Amenant l'égard aimant
Venu du profond céleste,
Le futur, au long, sait, preste,
Ce qu'il adviendra de nous,
Le fil parviendra de tout,
Tissé du destin, lui-même,
L'inné pur et sain l'y mène.