Pour éviter du moustachu l'ignominie,
on agit comme lui, du moins on s'y prépare.
On le fait bien comprendre, et même on le déclare,
car de frousse le cœur et l'esprit sont munis.
Ce cœur qui, de grandeur, ne sait que l'anémie,
qui, dans ses propres mots, n'entend que le barbare.
Dans le regard d'autrui, sa propre image effare
celui-ci qui ne voit, en elle, qu'ennemi.
On ne veut pas être, à ce diable, confondu
mais, comment contre lui, se trouver défendu,
autrement qu'en jetant le mal contre le mal ?
Le verbe est toujours là pour masquer l'impuissance
de qui jette la faute, et sa grande nuisance,
au pur, original, innocent animal.
©JIM