La poésie sur internet
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Par : Salus
Lucidité de la terreur
Tout en cherchant l’immodéré bonheur
Qu'on dit de joie et fluide comme l'onde
J'ai prospecté jusques au bout du monde
Sans qu'un humain ne me semble âme-sœur.
Vivre est léger, c'est d'un pas de danseur
Que l'on se doit de franchir la seconde
Déjà passée ! Et le futur, ce conte,
N'existe pas ! - L’instant est à l'honneur -
...Or l’existence est souvent solitaire,
Au mieux l'amour rend le cœur solidaire ;
L'on est deux pour naître ? - On meurt toujours seul !
Au froid des nuits, nu, j'appelle ma mère
Mais je n'entends que bruire mon linceul.
Le silence est profond, la science est amère...
Posté à 23h20 le 12 juin 26
Édité à 18h03 le 15 juin 26 par Salus
Ah! Ces reflexions persistantes et goûtues qui nous viennent quand le rien prend sa place dans un silence mais qui fait naître un poème comme le tien!
Dis-moi, "jusques au bout du monde" j'imagine que l'on prononce " jusque zau bout du monde " ?
A ma première lecture j'avais lu " jusqu'au bout du monde " et par le fait j'avais chuté dans l'ennéa sur ce vers là quand tout est en déca. J'ai googlisé et j'ai compris.
Bravo @Salus. Je t'aime bien dans ce registre là. C'est profond, aussi profond que le silence.
Posté à 11h09 le 13 juin 26
Parmi ces sons qui m'ont réjouit l'ouïe, mentions spéciales pour seconde/ce conte, solitaire/solidaire, silence/science..
Sans oublier, qu'ici, tu fais non seulement de l'euphonie et de l'eurythmie (L'on est deux pour naître ? - On meurt toujours seul ! ; la césure en plein mitan est bienvenue) mais aussi, tu nous plonges dans une méditation on ne peut plus claire et fatale du style "chacun sa tombe".
Posté à 11h37 le 13 juin 26
Sylvain :
"aussi profond que le silence." pourrait commencer un poème, penses-y !
("Jusques" au pluriel, oui, pour la liaison, est une licence poétique qui doit dater du 15éme siècle)
Lau :
Si, éblouie, épanouie,
Ton ouïe en est réjouie,
Que tes esprits, qui m'ont compris,
Par ces cris ne soient assombris !
Posté à 20h00 le 13 juin 26
Édité à 14h25 le 14 juin 26 par Salus
Excellent sonnet, tout en finesse.
Posté à 20h38 le 13 juin 26
Édité à 20h38 le 13 juin 26 par Thierrycabot
Oh !
Merci monsieur Cabot !
Posté à 21h48 le 13 juin 26
Salus,
Comme l'orant, le genou plie,
L'on est niais et l'on supplie ;
Plutôt marrants mais fort marris,
Tintent tant les espoirs taris.
Posté à 11h39 le 14 juin 26
Édité à 11h40 le 14 juin 26 par Lau
Lau, j'ai sournoisement corrigé ma quarte dont le hiatus n'a pas dû t'échapper ; mais nul arbitre n'a sifflé, pas vu pas pris, et donc j'enchaîne :
Sans soif ni prier, de ma glie,
Cousant aux mots, simple marli,
Quelques rimes que j'y surlie,
J'en espère un son de sirli !
Posté à 14h47 le 14 juin 26
Ta tessiture est tant nourrie
D'un vers si travaillé, poli,
Que l'on plonge en la féerie
Où chaque lemme est fin joli.
Posté à 18h30 le 14 juin 26
Posté à 07h30 le 15 juin 26
Lau :
Bêcher le mot (c'est la houerie)
Pour l'engranger dans le soli
Est digne des Macchiaioli !
- Puisse que la Muse en sourie.
Pierre :
Rien de triste en ma verve ; icelle
Raconte la peur ; et bien plus,
Poétique ou fatal : l'ictus
Qui le vers ou notre sort scelle !
...Et dans "Pif", le seul auteur valable, c'était Pratt !
(Un authentique génie, celui-là)
Merci, Pierre, de passer.
Posté à 17h34 le 15 juin 26
Hugo Pratt né le 15 juin 1927 aurait 99 ans aujourd'hui.
Posté à 17h53 le 15 juin 26
Salus,
Ce mouvement, c’est l’Italie !
La Rotonda di Palmieri
Du grand Giovanni Fattori :
Les mots ( ?) sont des taches qu’on lie.
Posté à 09h58 le 16 juin 26
Tu plouffes pasque "lier", c'est déjà pris :
"Quelques rimes que j'y surlie,"
- C'était bath, com' d'hab' !
Posté à 19h50 le 16 juin 26
Oui, toujours un plaisir. Merci.
Posté à 09h15 le 17 juin 26
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